Battle TGI : Propriétaires de chiens vs propriétaires de chats, ce que révèlent leurs profils d'affinité

La richesse des données TGI est infinie et les façons de les exploiter aussi. Nous vous proposons un nouveau type d’analyse sous forme de battle TGI. Derrière deux cibles parfois proches en apparence se cachent souvent des différences marquées de comportements, d’opinions, de consommation ou d’usages médias.
Zaïa

Zaïa FERHAOUI

Head of Marketing & PR Insights

Avec les " Battles TGI ", nous confrontons deux populations à travers leurs indices d’affinité afin d'identifier, parmi des milliers de critères, les traits qui les distinguent le plus et les opportunités qu'ils révèlent pour les marques.

Pour cette première Battle TGI, l'analyse compare les Français possédant exclusivement un ou plusieurs chiens à ceux vivant uniquement avec un ou des chats.

Au-delà d'un simple choix d'animal de compagnie, la possession d'un chien ou d'un chat dessine deux profils sociologiques et comportementaux très différenciés. L'analyse des données de l'étude TGI France de Kantar Media met en lumière des écarts marqués sur le cadre de vie, les valeurs, la consommation et la réceptivité aux médias, offrant aux annonceurs des clés de lecture précises pour leurs stratégies de ciblage.

Cadre de vie : l'ancrage territorial

L'environnement résidentiel constitue le premier facteur discriminant. Les propriétaires de chiens affichent une surindexation marquée pour la maison individuelle (indice 121) et la présence d’un jardin (124). À l'inverse, les propriétaires de chats se situent exactement dans la moyenne nationale sur ces deux critères (101).

Cet ancrage dans l'espace physique s'accompagne d'une recherche marquée d'image et de visibilité sociale. L’automobile constitue ainsi un autre terrain d’expression de soi. Chez les propriétaires de chiens, le véhicule dépasse davantage la seule fonction d’usage pour devenir un marqueur de style et de statut. Ils surindexent notamment sur la personnalisation automobile (121), ainsi que sur plusieurs catégories de véhicules à forte dimension statutaire ou distinctive : les SUV (122), les tout-terrains (120) et plus particulièrement les cabriolets (147, contre 69 chez les propriétaires de chats).

Valeurs et représentations sociales : deux visions de la réussite

Les données mettent en évidence des postures morales et sociétales contrastées.

Les propriétaires de chiens surindexent sur des représentations plus traditionnelles du foyer et des rôles familiaux :

  • Une plus forte adhésion aux affirmations confiant la responsabilité du foyer et des enfants aux femmes (indice 115) ou situant la place de la femme au foyer (120).

La réussite apparaît également davantage associée à la reconnaissance sociale et à l'accomplissement individuel. Les propriétaires de chiens accordent une place plus importante à l'argent comme signe de réussite (indice 121) et considèrent qu’il est le signe du succès (120). Cette valorisation de la réussite se retrouve aussi dans leur rapport à l'activité professionnelle : ils se montrent davantage enclins à envisager la création de leur propre entreprise (120 contre 102 chez les propriétaires de chats).

Mobilité : l'automobile comme marqueur de style

Cette valorisation de la réussite et de la reconnaissance sociale se retrouve également dans leur rapport à l'automobile. Pour eux, la voiture idéale prend davantage la forme de véhicules à forte dimension statutaire ou distinctive, comme les SUV (122), les tout-terrains (120) et plus particulièrement les cabriolets (147 contre 69 chez les propriétaires de chats).

Santé et alimentation : le besoin de cadrage et de structure

Dans le domaine du rapport à la santé et à la maîtrise de son physique, les écarts sont révélateurs :

  • Priorité à la santé physique : Les possesseurs de chiens s'associent davantage à l'idée que la santé mentale est moins importante que la santé physique (126 vs 91 pour les propriétaires de chats). 
  • Démarches de contrôle de leur poids : Ils privilégient les produits allégés (116) et s'orientent plus aisément vers des solutions médicalisées ou encadrées par des spécialistes pour perdre du poids (127 pour un régime sur prescription médicale, 124 pour le suivi par un diététicien). 

Cryptomonnaies et paiement fractionné : les propriétaires de chiens se démarquent

Si les propriétaires de chiens présentent un profil globalement plus traditionnel, ils se révèlent particulièrement appétents pour certaines innovations financières :

  • Cryptomonnaies : L'usage des cryptoactifs au cours des 12 derniers mois atteint un indice de 142 chez les propriétaires de chiens, contre 88 chez les propriétaires de chats.
  • Solutions de paiement fractionné : L'attrait pour le Buy Now, Pay Later (BNPL) atteint 123 chez les propriétaires de chiens, contre 101 chez les propriétaires de chats.

Culture et divertissement : l'attrait pour le virtuel et l'alternative

Du côté des propriétaires de chats, l'analyse des affinités se révèle au niveau de la culture numérique, le divertissement et la création indépendante.

  • Gaming et univers immersifs : Si la pratique globale des jeux vidéo est modérément supérieure chez les propriétaires de chats (116 vs 109), l'écart se creuse sur des genres spécifiques comme les jeux de rôle / RPG (130 vs 103) et les jeux de combat (127 vs 105).
  • Affinité avec la scène musicale indé : Ils enregistrent un indice de 125 pour la musique alternative et indépendante, un territoire nettement sous-indexé chez les possesseurs de chiens (95).

Activation média et points de contact : quelle stratégie d'engagement ?

Pour les marques et leurs agences média, la médiatisation auprès de ces deux populations requiert des stratégies d'activation et un mix de points de contact très distincts.

Les propriétaires de chiens se révèlent particulièrement réceptifs aux médias grand public et aux leviers promotionnels. Ils affichent une forte surindexation sur le sponsoring de programmes TV (indice 129) et le parrainage d'événements sportifs (122). Sur le terrain opérationnel, ils réagissent très fortement aux promotions en magasin (129, contre 97 chez les propriétaires de chats) ainsi qu'aux dispositifs mobiles contextuels, comme la réception de notifications promotionnelles ou d'informations à proximité d'un affichage (126). L'association entre l'affichage digital (DOOH) et les rappels de campagnes TV s'avère également très performante (118, contre 96 chez les chats).

À l'opposé, les propriétaires de chats privilégient un écosystème média plus ciblé et digitalisé. Les réseaux sociaux constituent leur principal levier d'engagement (123, contre 111 chez les possesseurs de chiens). Ils se montrent en revanche nettement plus hermétiques aux mécaniques promotionnelles directes, au sponsoring et aux prolongements télévisuels de la publicité extérieure, sur lesquels ils apparaissent systématiquement en sous-indexation.

Enseignements pour les marques

Cette analyse montre qu'un critère démographique masque une réalité d'affinités bien plus complexe.

L'exploitation des données d'affinité TGI permet ainsi de dépasser le simple ciblage comportemental pour construire des stratégies de discours et de médiaplanning réellement affinitaires.

Infographie propriétaires chiens vs. propriétaires chats

TGI : révéler la valeur cachée de vos cibles

Au-delà de cette Battle, la force de l’étude TGI de Kantar Media réside dans sa capacité à croiser des milliers de variables — attitudes, modes de vie, consommation média et habitudes d'achat — pour transformer une intuition en certitude opérationnelle. En allant bien au-delà des simples critères sociodémographiques, TGI offre aux annonceurs et à leurs agences une compréhension à 360° des consommateurs pour affiner leur ligne éditoriale, optimiser leurs arbitrages plurimédias et maximiser le retour sur investissement de leurs campagnes.

FAQ - Battle TGI : Propriétaires de chien vs. chats

Quelles sont les divergences majeures de mode de vie entre les foyers possédant un chien et ceux ayant un chat ?

Les analyses comportementales mettent en évidence une vraie différence sociologique : l'univers canin s'articule autour de l'habitat individuel, de la recherche de visibilité sociale et d'un certain ancrage statutaire. De son côté, la population adepte des félins se distingue par des pratiques plus intériorisées, tournées vers le monde numérique, la culture alternative et une forme d'indépendance vis-à-vis des schémas traditionnels.

Quels choix de consommation caractérisent les possesseurs de chiens ?

Ce segment privilégie des acquisitions valorisantes et immédiatement identifiables. On observe un attrait marqué pour les véhicules à fort impact visuel (tout-terrain, cabriolets, SUV), ainsi qu'un intérêt prononcé pour des mécanismes financiers contemporains tels que les cryptoactifs et les solutions de paiement échelonné.

Quels sont les centres d'intérêt dominants chez les détenteurs de chats ?

Les amateurs de félins manifestent une nette appétence pour la culture digitale et les niches artistiques. Leurs loisirs s'orientent prioritairement vers des typologies de jeux vidéo immersifs (univers de rôle et jeux de combat) et la découverte d'artistes musicaux issus de labels indépendants.

Comment optimiser un plan médias ciblant les propriétaires de chiens ?

L'engagement de cette cible repose sur un mix canal à grande visibilité. Les leviers les plus performants combinent la présence en parrainage télévisuel, l'association à des événements sportifs, l'affichage dynamique urbain (DOOH) et les incitations promotionnelles directement en point de vente.

Quel écosystème numérique adopter pour toucher l'audience des propriétaires de chats ?

Pour susciter l'adhésion de ce public, la priorité doit être accordée aux plateformes sociales et aux environnements digitaux natifs. Les formats publicitaires traditionnels ou les mécaniques promotionnelles de masse y enregistrent des performances nettement plus faibles et s'avèrent moins pertinents.

Pourquoi utiliser les données affinitaires TGI plutôt qu'un ciblage sociodémographique classique ?

La segmentation sociodémographique usuelle (âge, genre, catégorie socio-professionnelle) ne suffit plus à capturer la complexité des parcours d'achat. En croisant des milliers de variables comportementales, psychographiques et média, les données TGI identifient les motivations profondes des consommateurs afin de construire des activations d'une précision supérieure.

Comment les études d'audience TGI maximisent-elles le rendement des campagnes publicitaires ?

En mesurant précisément les indices de surindexation sur chaque canal et support, TGI permet aux annonceurs d'éliminer les déperditions budgétaires. Les arbitrages plurimédias sont ainsi guidés par des comportements déclarés réels, garantissant un alignement parfait entre le profil des cibles et les carrefours d'audience sélectionnés.

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